Hier devait être le premier jour de notre bonne. Et oui, quand notre employeur nous a dit qu'on en aurait une, ca m'a bien fait rigoler... MOI, une bonne... je crois même avoir carrément refusé sur le moment.
Mais c'était bien avant d'arriver dans Chengdu la poussiéreuse, bien avant d'avoir un 150m2 ,bien avant d'avoir un plan de travail dans la cuisine qui plafonne à 60 cm !
Comme il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, la semaine dernière, il a fallu admettre qu'une bonne était une necessité. Donc opération "à la recherche d'une bonne pour 2 européens..."
Lijuan nous a aidé, car ce n'était pas une mince affaire, et oui, 2 avaient déjà refusé de travailler pour nous : trop impressionant (et pourtant...:-))
Elle nous a emmené dans un "bureau de placement" (un endroit des plus glauques) où des chômeurs attendent toute la journée la venue d'un éventuel employeur pour un éventuel job. Sur le moment, personne ne semblait être disponible, mais 15 min plus tard, ils nous ont rappelés : une jeune femme était maintenant libre. On discute un peu avec elle, lui montre l'appartement et lui donne rendez-vous pour ce lundi après-midi. Elle a l'air toute motivée.
Hier matin, alors que Lolo partait au bureau, je suis restée (ne vous inquiétez pas, Home office, ca vous dit quelque chose ?) exprès pour accueillir la demoiselle. Quelle ne fut pas ma surprise quand on m'appelle pour me dire qu'elle a réfléchi et changé d'avis : la communication serait trop difficile (c'est vrai que c'est tout de suite plus facile quand on abandonne...). Donc niet, nada, retour à la case départ.
Deux heures plus tard, SuperLijuan (avec tout ce qu'elle fait pour nous, je suis obligée de l'appeler comme ça) me rappelle : elle en a trouvé une et vient me la présenter de suite. En 7 minutes chrono tout est réglé, je vais acheter un autocuiseur pour le riz (en fait, c'est CA le secret du si bon riz asiatique), notre nouvelle bonne va acheter les provisions, épices, huiles, etc... et devinez qui s'est régalé hier soir ?
Bon, chut, parce qu'elle a mangé avec nous et il paraîtrait qu'ici ca ne se fait pas trop, du moins pas tant que l'employée de maison n'a pas fait un test médical qui prouve qu'elle ne va pas nous transmettre dieu sait quelle maladie. Nous, ça nous fait doucement rigoler, parce que si elle devait vraiment être malade, et bien je crois qu'elle pourrait déjà nous contaminer en nous préparant le repas, non ?
En attendant, on prie pour qu'elle revienne et qu'elle ne décide pas que c'est trop compliqué de communiquer avec nous....
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L'autre soir en zappant sur les
chaînes de TV chinoises, on tombe sur un film publicitaire où l'on voit des gens se tenir la porte, des voitures s'arrêter pour laisser passer des piétons, etc... enfin bref, un résumé à la
chinoise de tous les bouquins de la baronne de Rotschild. Au final, le logo des JO apparaît....
an Bei est la retranscription pinyin (=chinois écrit en lettres latines,
mais cela ne correspond pas pour autant à la phonétique) de santé ou plutôt "cul sec" !



